La justice rencontre le MPF et ordonne au gouvernement fédéral de récupérer la section de la BR-163 qui isole les peuples indigènes et les quilombolas du Pará MPF/Divulgation Le Tribunal fédéral a ordonné à l'Union et au Département national des infrastructures de transport (Dnit) de récupérer un tronçon impraticable de l'autoroute BR-163, à Oriximiná, dans l'ouest du Pará, qui a laissé les communautés indigènes et quilombolas isolées et en danger. La sentence répond à une action du Ministère Public Fédéral (MPF) et fixe des délais pour la restructuration de la route, située entre le territoire quilombola de Cachoeira Porteira et la réserve biologique de Rio Trombetas. ✅ Suivez la chaîne g1 Santarém e Região sur WhatsApp União et Dnit disposent de 60 jours pour préparer un rapport et un diagnostic technique de l'état de la piste. Puis, dans un délai de 120 jours, ils doivent présenter un plan d'action détaillé des travaux, qui doit inclure l'adaptation et la réparation des ponts et la garantie d'une circulation sécuritaire. Isolement et pertes La précarité de la route affecte directement les peuples et communautés traditionnels. Selon l’Association autochtone Kaxuyana, Tunayana et Kahyana (Aikatuk), qui a signalé le cas au MPF en 2021, ce tronçon est la seule voie d’accès terrestre à 15 villages de la région. Cet abandon entrave les déplacements en cas d'urgence médicale, l'accès des équipes du Secrétariat spécial à la santé autochtone (Sesai) et de la Fondation nationale des peuples autochtones (Funai) et le flux de farine et de noix du Brésil, entre autres produits. Le blocus rend également impossible le tourisme de pêche sportive, l’une des principales sources de revenus du territoire quilombola. Au cours de l'enquête sur cette affaire, une équipe du MPF a inspecté les lieux et a constaté l'état critique de la route, aggravé par la saison des pluies. Au kilomètre 31, un pont a été entièrement détruit, empêchant l'avancée des véhicules. Dans d’autres endroits, il y avait des cratères en expansion et des ponts de fortune faits de bois branlant. Consultation des communautés La décision détermine que le calendrier des travaux doit respecter la législation environnementale et inclure une consultation préalable, libre et éclairée avec les communautés affectées, comme l'exige la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT). L'Union a également été obligée d'adopter les mesures administratives et budgétaires nécessaires pour financer les réparations. Omission historique Dans le processus, le Dnit a fait valoir que la route était seulement répertoriée comme « planifiée » dans le système routier national, a allégué un manque de budget et a soutenu que le pouvoir judiciaire ne pouvait pas s'immiscer dans les priorités du pouvoir exécutif. La Cour a réfuté ces arguments, affirmant que la voie existe réellement et que les restrictions budgétaires ne justifient pas l'inertie administrative lorsqu'il existe un risque pour la vie, la sécurité et la dignité de la population. La phrase qualifie la situation d’omission historique de l’Union. Le gouvernement du Pará, qui a été inclus comme défendeur dans le procès suite aux allégations de Dnit, a été exclu de l'action en justice pour cause d'illégitimité, car il a été prouvé que la responsabilité de cette section incombe exclusivement au niveau fédéral. La demande du MPF visant à ce que le gouvernement soit condamné à verser une indemnisation de 5 millions de reais pour préjudice moral collectif a été rejetée. Il y a encore un appel contre la décision. g1 a demandé une note à Dnit et attend une réponse. Maintenant sur g1 VIDÉOS : les plus vues du g1 Santarém et de sa région