STF confirme les règles visant à tenir les grandes technologies pour responsables des contenus illégaux
⚡ Résumé rapide
Le Tribunal fédéral (STF) a défini ce mercredi (17) la thèse finale de l'arrêt des recours déposés contre la décision du Tribunal qui a accru la responsabilité civile des grandes technologies pour contenus illégaux.
Le Tribunal fédéral (STF) a défini ce mercredi (17) la thèse finale de l'arrêt des recours déposés contre la décision du Tribunal qui a accru la responsabilité civile des grandes technologies pour contenus illégaux.
Le texte devrait servir de base aux procédures en cours dans le système judiciaire de tout le pays et clarifier la décision dans laquelle la Cour suprême a reconnu, en juin de l'année dernière, la responsabilité des plateformes dans les publications illégales de leurs utilisateurs.
Actualités connexes :
STF donne 60 jours aux big techs pour se conformer aux règles définies par la Cour.
Toffoli vote pour accorder 60 jours aux grandes technologies pour mettre en œuvre les règles.
Le décret détermine que les grandes technologies doivent empêcher les contenus criminels.
La semaine dernière, le jugement des appels a été conclu, mais la thèse finale de la décision était en attente pour la séance d'aujourd'hui.
La Cour a confirmé que les plateformes peuvent être tenues civilement responsables des dommages causés par des tiers.
"Le fournisseur d'applications Internet sera tenu civilement responsable, solidairement, aux termes de l'article 21 du Marco Civil da Internet, des dommages résultant de contenus générés par des tiers en cas de délits ou d'actes illicites, sans préjudice de l'obligation de supprimer le contenu, à moins qu'un doute raisonnable quant à l'illégalité ne soit démontré", indique la thèse.
>> Suivez la chaîne Agência Brasil sur WhatsApp
La responsabilité sera appliquée en cas de défaillances systémiques du réseau, c'est-à-dire lorsque les plateformes ne parviennent pas à adopter des mesures pour empêcher ou supprimer les contenus illégaux.
La Cour suprême a également fixé un délai de 60 jours aux grandes technologies pour mettre en œuvre les mesures décidées à accroître la responsabilité civile pour les contenus illégaux.
Parmi les mesures, les entreprises doivent interdire l'accès des utilisateurs aux vidéos d'exploitation et d'abus sexuels, de violence physique et d'incitation à des comportements préjudiciables à la santé physique ou mentale des enfants ou des adolescents. En outre, les plateformes sont tenues d’avoir un représentant légal dans le pays pour recevoir les assignations à comparaître des tribunaux.
La fin du processus portant sur les responsabilités a également été déclarée par les ministres. De cette façon, il n'y a plus de questions.
Responsabilité
En juin de l'année dernière, le STF a jugé que l'article 19 du Marco Civil da Internet (loi 12 965/2014) était partiellement inconstitutionnel, une règle qui établit les droits et devoirs pour l'utilisation d'Internet au Brésil.
La disposition établit que, « afin de garantir la liberté d'expression et d'empêcher la censure », les plateformes ne peuvent être tenues responsables des publications de leurs utilisateurs que si, après une décision de justice, elles ne prennent pas de mesures pour supprimer les contenus illégaux.
Ainsi, avant la décision du STF, les grandes technologies ne répondaient pas civilement aux contenus illégaux, tels que les messages antidémocratiques, les messages contenant des discours de haine et les offenses personnelles.
Le texte final de la décision précise que l'article 19 ne protège pas les droits fondamentaux et la démocratie. En outre, jusqu'à ce qu'une nouvelle loi soit approuvée sur la question, les fournisseurs seront soumis à une responsabilité civile pour les publications des utilisateurs.
Selon la décision, les plateformes doivent supprimer les types de contenus illégaux suivants après notification extrajudiciaire :
Actes antidémocratiques ;
Terrorisme;
Incitation au suicide et à l’automutilation ;
Incitation à la discrimination fondée sur la race, la religion, l'identité de genre, les comportements homophobes et transphobes ;
Crimes contre les femmes et contenus propageant la haine contre les femmes ;
Pornographie juvénile ;
Traite des êtres humains.
En cas de non-respect, les plateformes devront être tenues responsables des dommages moraux et matériels causés par les utilisateurs à des tiers.
← Retour