Dino continue de supprimer les vidéos d'un conseiller qui a offensé son adversaire
⚡ Résumé rapide
Le ministre Flávio Dino, du Tribunal suprême fédéral (STF), a décidé ce dimanche (7) de maintenir partiellement une décision du Tribunal électoral d'Amazonas qui suspendait les postes offensants d'un conseiller de Manaus à l'encontre d'un opposant politique.
Le ministre Flávio Dino, du Tribunal suprême fédéral (STF), a décidé ce dimanche (7) de maintenir partiellement une décision du Tribunal électoral d'Amazonas qui suspendait les postes offensants d'un conseiller de Manaus à l'encontre d'un opposant politique.
L'affaire a atteint la Cour suprême grâce à un appel déposé par le conseiller Alexandre da Silva Salazar (PL), connu sous le nom de Sergent Salazar, contre la décision du Tribunal électoral régional (TRE).
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En avril, le tribunal a ordonné la suppression des messages de propagande négative contre le pré-candidat au gouvernement de l'État David Almeida (Avante) et le paiement d'une amende de 200 000 R$ en cas de non-respect.
Dans l'un des messages, le conseiller a déclaré qu'Almeida « ne sera jamais gouverneur ». Dans d’autres vidéos, des grossièretés ont été utilisées.
Lors de l'analyse du recours, Dino a partiellement maintenu la décision de TRE-AM qui a déterminé la suppression des messages grossiers, mais a décidé de maintenir l'utilisation de l'expression "ne le sera jamais". Pour le ministre, l'interdiction d'utiliser l'expression doit être considérée comme une censure.
"En fonction du texte et du contexte, l'expression 'Never Will Be' peut être utilisée, à condition que les règles juridiques et éthiques qui devraient régir les affrontements politiques soient respectées", a-t-il déclaré.
Agression en politique
Le ministre a déclaré que la multiplication des insultes et des agressions morales sur les réseaux sociaux compromet le régime démocratique.
« La colonisation du discours politique par la bizarrerie et la grossièreté n'est pas seulement une question d'éducation civique ou familiale, c'est aussi une question constitutionnelle aiguë liée aux conditions du fonctionnement raisonnable du régime démocratique », a-t-il estimé.
Dino a également souligné que l'action parlementaire doit être guidée par le décorum et le principe constitutionnel de moralité.
"Je constate que le plaignant utilise fréquemment des insultes, des propos offensants, des agressions morales, qui ne sont pas couvertes par le libre débat public. Cela permet des critiques, des désaccords, des affrontements durs, mais sans dépasser les limites délimitées par le droit pénal, le principe de moralité et de bienséance dans l'exercice des fonctions parlementaires", a ajouté le ministre.
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