Dino critique "la bizarrerie et l'impolitesse" du discours politique et continue de supprimer les vidéos offensantes
⚡ Résumé rapide
Le ministre Flávio Dino, du Tribunal Suprême Fédéral (STF), a critiqué ce qu'il appelle la « colonisation du discours politique par la bizarrerie et l'impolitesse » en analysant une plainte présentée par un conseiller municipal de Manaus contre une décision du Tribunal électoral régional d'Amazonas (TRE-AM).
Le ministre Flávio Dino, du Tribunal Suprême Fédéral (STF), a critiqué ce qu'il appelle la « colonisation du discours politique par la bizarrerie et l'impolitesse » en analysant une plainte présentée par un conseiller municipal de Manaus contre une décision du Tribunal électoral régional d'Amazonas (TRE-AM).
Dans la décision signée ce dimanche (7), le magistrat a maintenu l'ordre du TRE-AM de supprimer une vidéo diffusée par le conseiller Alexandre Salazar (PL) avec des insultes et des insultes envers David Almeida (Avante), ancien maire de Manaus et pré-candidat au gouvernement d'Amazonas.
Flávio Dino a déclaré que le contenu dépassait le simple débat politique et constituait une propagande électorale anticipée négative. Le ministre a également déclaré que les propos de bas niveau ne sont pas protégés par l'immunité parlementaire ou le libre débat.
"[Les mauvais termes] ne sont pas compatibles avec le respect de la dignité des familles exposées à ce type de 'discours politique'", a écrit le ministre.
"La colonisation du discours politique par la bizarrerie et la grossièreté n'est pas seulement une question d'éducation civique ou familiale ; c'est aussi une question constitutionnelle aiguë liée aux conditions du fonctionnement raisonnable du régime démocratique", a ajouté Dino.
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Le ministre a également déclaré que le débat public permet des critiques et des confrontations acerbes, mais sans dépasser "les limites délimitées par le droit pénal, le principe de moralité et de bienséance dans l'exercice des fonctions parlementaires".
Censure
Dans la même décision, Flávio Dino a autorisé l'utilisation par Alexandre Salazar du slogan "ne sera jamais", utilisé par l'édile dans la vidéo abattue, dans ses prochains messages.
TRE-AM avait interdit l'usage de cette expression, mais, pour Dino, une telle interdiction constitue une « censure préalable disproportionnée », allant à l'encontre de la jurisprudence consolidée du STF.
Répondant en partie à la plainte de Salazar, le ministre du STF a estimé que, "en fonction du texte et du contexte, la formule 'JAMAIS NE SERA' peut être utilisée, à condition que soient respectées les règles juridiques et éthiques qui doivent régir les affrontements politiques".
Avec cette décision, l'amende prévue par TRE-AM pour l'utilisation isolée du terme a été supprimée, seule l'obligation d'exclure les contenus strictement offensants restant valable.
La décision a été prise par le ministre Flávio Dino, du STF, rapporteur de la plainte au STF
STF/Reproduction
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