STF Journal national/reproduction Le Tribunal Suprême Fédéral (STF) a tenu, ce mercredi (10), une audience de conciliation pour discuter du différend territorial entre le Mato Grosso et le Pará, qui concerne une superficie d'environ 22 mille kilomètres carrés. Au cours de la réunion, les hommes politiques du Mato Grosso ont présenté plusieurs propositions pour mettre fin au conflit (voir ci-dessous). La division entre les deux États a été délimitée en 1922 et a fait l'objet de contestations. Ainsi, en 2020, après près de 22 ans de différend, le STF a maintenu les limites entre les États. Cependant, en mai 2023, le Mato Grosso a de nouveau remis en question cette entente en intentant une nouvelle action en justice. Ce faisant, l'État exige la reconnaissance d'une partie de la zone, y compris le repère géographique connu sous le nom de Cachoeira das Sete Quedas, auparavant appelé Salto das Sete Quedas, et cherche une solution pour les communautés qui, bien qu'elles soient situées sur le territoire du Pará, utilisent les services de santé, d'éducation et de sécurité publique offerts par les villes du Mato Grosso. 📱 Téléchargez l'application g1 pour voir l'actualité MT en temps réel et gratuitement L'audition était dirigée par le ministre Flávio Dino et a réuni des représentants des gouvernements des deux États et de l'Union. Solutions présentées Gouvernement Au cours de la réunion, le gouverneur Otaviano Pivetta (Républicains) a proposé la création d'un accord de coopération pour que le Pará puisse compenser financièrement les services publics fournis par le Mato Grosso à la population du Pará. La gouverneure Hana Ghassan a souligné que le Pará ne perdra pas son territoire au profit du Mato Grosso. Le gouverneur a également défendu que tout débat sur la mise en œuvre de la décision du STF se déroule dans les limites déjà fixées par le Tribunal. Sénat Le sénateur Wellington Fagundes (PL) a suggéré la création d'une région de développement intégré (Ride) comme alternative pour sortir de l'impasse. La proposition envisage une action conjointe de l'Union, des gouvernements des États et des municipalités dans une structure de coopération visant à réaliser des investissements et à définir des responsabilités partagées dans la région contestée. Députés d'État La députée d'État Janaina Riva (MDB) a soutenu que, s'il n'y a pas de consensus entre le Mato Grosso et le Pará, la population directement touchée par le conflit territorial doit également être consultée avant qu'une décision définitive ne soit prise sur les limites entre les États. Le président de l'ALMT, Max Russi (Podemos), a défendu trois mesures pour sortir de l'impasse : la tenue d'un plébiscite, la tenue d'une audience publique dans la région touchée et la création de garanties juridiques pour que les maires des municipalités du Mato Grosso puissent continuer à offrir des services publics à la population sans craindre de sanctions de la part des organismes de contrôle. Le différend continue A l'issue de l'audience, aucun accord n'a été annoncé entre les parties. Le STF doit poursuivre les négociations à la recherche d’une solution consensuelle au conflit. Les propositions présentées doivent également être analysées. L'audience de conciliation portera sur la limite territoriale entre le Pará et le Mato Grosso