Un tribunal indien demande aux autorités d'intervenir si l'état d'un activiste du jeûne s'aggrave
⚡ Résumé rapide
Un tribunal indien a ordonné jeudi aux autorités de surveiller l'état de santé d'un militant qui en est au 19e jour d'une grève de la faim sur une scène du centre de Delhi pour exiger le démission du ministre de l'Éducation et d'intervenir si son état se détériore.
Un tribunal indien a ordonné jeudi aux autorités de surveiller l'état de santé d'un militant qui en est au 19e jour d'une grève de la faim sur une scène du centre de Delhi pour exiger le démission du ministre de l'Éducation et d'intervenir si son état se détériore.
C’est la première fois qu’un tribunal intervient dans la manifestation, alors que l’inquiétude concernant l’état de Sonam Wangchuk grandit parmi ses partisans. Cette instruction signifie qu'il pourrait être transféré à l'hôpital si son état de santé se détériore.
Wangchuk jeûne en solidarité avec le parti de la jeunesse indienne Cockroach Janta Party (CJP), qui organise un sit-in exigeant la démission du ministre Dharmendra Pradhan en raison de fuites de copies d'examen qui ont affecté des millions d'étudiants.
L'homme de 59 ans, qui a déclaré qu'il poursuivrait sa grève jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites, a perdu plus de 9 kilos depuis qu'il a commencé son jeûne mais reste mentalement alerte, a déclaré à l'agence de presse ANI son médecin.
Faisant suite à une requête demandant aux autorités de nourrir de force Wangchuk avant que son état ne s'aggrave, un tribunal composé de deux juges de la Haute Cour de Delhi a demandé aux autorités d'intervenir en fonction de l'avis médical.
L’ordonnance du tribunal intervient quelques jours avant une marche vers le Parlement convoquée par le CJP le 20 juillet depuis le lieu de la grève de la faim pour faire pression en faveur de la démission de Pradhan et de réformes des examens.
Le CJP, qui a gagné 22 millions de followers sur Instagram quelques jours après sa création en mai, exige la démission du ministre suite à la fuite de questionnaires pour un examen national d’entrée à l’université de médecine.
Le parti se décrit comme représentant « les paresseux, les chômeurs et les chroniquement corrects ». Son essor rapide en ligne reflète les frustrations des jeunes Indiens, qui représenteraient plus de la moitié des 1,42 milliard d’habitants du pays.
Le taux de chômage en Inde était de 3,1 pour cent en 2025 pour les personnes âgées de 15 ans et plus, selon les données gouvernementales, mais il atteignait près de 10 pour cent chez les 15 à 29 ans, atteignant 13,6 pour cent dans les zones urbaines.
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