Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (FO), Tahir Andrabi, a rejeté mercredi la « déclaration absurde » de l’Inde concernant les récentes frappes du Pakistan contre les terroristes et leurs cachettes le long de la frontière afghane. Dans un article sur X, le porte-parole de FO a déclaré que le Pakistan rejetait la « déclaration sans fondement » de l’Inde sur ses « actions légitimes, ciblées et proportionnées » contre les infrastructures terroristes en Afghanistan. "Cette déclaration absurde a été faite par un pays qui a historiquement interféré et porté atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de ses pays voisins, en violation de la Charte des Nations Unies, et qui continue de supprimer le droit à l'autodétermination des Cachemiriens dans le Jammu-et-Cachemire indien illégalement occupé, en violation des résolutions pertinentes de l'ONU", a-t-il déclaré. « L’Inde a également activement aidé et parrainé des groupes terroristes opérant depuis le sol afghan contre le Pakistan, en violation du régime de sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU, et continue de jouer le rôle de perturbateur régional », a-t-il déclaré, ajoutant que ses « accusations sans fondement et déclarations incendiaires contre le Pakistan ne doivent pas être acceptées ». « Le Pakistan a pris et continuera de prendre toutes les mesures appropriées pour garantir la sûreté et la sécurité de ses citoyens conformément au droit international », a-t-il conclu. Dimanche soir, les forces de sécurité pakistanaises ont mené une opération terrestre basée sur les renseignements le long de la frontière pakistano-afghane, suivie de frappes calibrées contre les cachettes et les refuges des terroristes, tuant 25 terroristes. Cette évolution s’est produite après que des terroristes ont attaqué un quartier général local des Pakistan Rangers Sindh dans la région de Gulistan-i-Jauhar à Karachi, au cours de laquelle trois agents de sécurité ont été martyrisés. Le ministère indien des Affaires étrangères a par la suite condamné les actions du Pakistan. Il les a qualifiés d’« acte d’agression flagrant » et de « menace directe » à la paix et à la stabilité régionales. Islamabad a exhorté à plusieurs reprises l’administration talibane de Kaboul à démanteler les sanctuaires terroristes sur le sol afghan qui sont utilisés pour des attaques au Pakistan. Les autorités affirment que ces appels sont restés lettre morte. Dans la nuit du 26 février, à la suite de tirs non provoqués des talibans afghans depuis l'autre côté de la frontière, le Pakistan a lancé l'opération Ghazab lil-Haq contre les cachettes des terroristes.