Interdits de la Coupe du Monde : les supporters de deux équipes sont interdits d'entrée aux USA
⚡ Résumé rapide
Pourquoi les supporters d'Iran et d'Haïti sont-ils interdits d'entrer aux États-Unis pour la Coupe du monde ?
Pourquoi les supporters d'Iran et d'Haïti sont-ils interdits d'entrer aux États-Unis pour la Coupe du monde ?
Les citoyens iraniens et haïtiens sont interdits d'entrée aux États-Unis sur décision du gouvernement de Donald Trump. Les deux pays se sont qualifiés pour la Coupe du monde, mais il est peu probable que les supporters vivant dans ces territoires puissent assister aux matchs en personne.
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En juin 2025, Trump a signé l’ordonnance interdisant aux citoyens d’Iran et d’Haïti, ainsi que de 17 autres pays, d’entrer aux États-Unis pour des raisons de sécurité nationale. Le président a déclaré que cette mesure visait à prévenir les attaques terroristes et autres menaces.
La Maison Blanche a déclaré que les athlètes, les entraîneurs et les proches parents voyageant pour la Coupe du monde, les Jeux olympiques ou d'autres événements sportifs majeurs sont exemptés de cette restriction.
Les exceptions incluent également les résidents permanents et les citoyens ayant une double nationalité qui possèdent des passeports de pays non concernés par la mesure.
Dans le cas de l’Iran, la controverse a pris une nouvelle forme cette année après que le pays ait été la cible d’une offensive des États-Unis.
La participation de l'équipe iranienne elle-même a été mise en doute, puisque les trois matchs de l'équipe en phase de groupes se joueront aux États-Unis. Bien que le gouvernement américain ait accordé des visas aux athlètes, une quinzaine de membres du staff technique se sont vu refuser l’entrée.
Face à ce scénario, l'équipe a choisi d'établir sa base à Tijuana, au Mexique. Mais les difficultés ne se limitent pas à la logistique : quelques jours seulement avant le début de la Coupe du monde, la Fédération iranienne de football s'est vu retirer son quota de billets. Selon le règlement de la FIFA, 8% des inscriptions pour chaque match sont réservées aux fédérations des équipes impliquées.
Pour cinq autres pays qui participeront également à la Coupe du monde – l'Algérie, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et la Tunisie – les États-Unis ont suspendu l'exigence d'une caution pouvant aller jusqu'à 15 000 dollars américains (75 000 reais) pour l'entrée dans le pays. La mesure ne s’applique toutefois qu’aux supporters disposant de billets pour la Coupe du monde.
Des immigrés effrayés
Les Haïtiens célèbrent leur classement en équipe nationale en novembre 2025
REUTERS/Egeder parce que Fildor
Pour de nombreux immigrants vivant déjà aux États-Unis, le défi est différent. Même avec des billets, certains supporters déclarent craindre d'assister aux matchs de la Coupe du monde et de finir par être arrêtés par des agents du Service de l'immigration et des douanes (ICE).
La peur est particulièrement forte parmi les communautés latino-américaines, parmi lesquelles des milliers d’Haïtiens vivant dans le pays.
"Chanter l'hymne national de mon pays dans un stade, devant tout le monde, est un moment historique que personne ne voudrait manquer", a déclaré Emile, un Haïtien qui vit aux Etats-Unis et a préféré ne pas révéler son nom de famille, dans un entretien à l'AFP.
"Mais en même temps, j'y réfléchis à deux fois. Je ne veux pas que l'ICE m'arrête", a-t-il ajouté. "Mon avocat m'a déconseillé de voyager pour éviter d'être intercepté à l'aéroport."
Les craintes se sont accrues après qu'un immigrant qui avait demandé l'asile aux États-Unis ait été arrêté et expulsé après avoir assisté à un match de la Coupe du monde des clubs dans le New Jersey l'année dernière. L'information provient de l'organisation Human Rights Watch.
Les groupes de défense des droits humains craignent également que les agents de l'immigration multiplient les inspections dans les zones proches des stades et dans les Fan Zones, des espaces destinés aux supporters qui rassemblent habituellement des milliers de personnes lors des grandes compétitions.
Y a-t-il des risques ?
Les manifestants portent des pancartes condamnant l'Immigration and Customs Enforcement (ICE)
REUTERS/Tim Evans
Plus de 120 organisations américaines de défense des droits civiques ont émis en avril un avertissement aux voyageurs avertissant du « risque de violations graves des droits » contre les supporters, les joueurs, les journalistes et autres visiteurs. Selon l'avertissement, les personnes qui voyagent aux États-Unis peuvent être confrontées à des risques tels que se voir refuser l'entrée, être détenues, emprisonnées ou expulsées, ainsi qu'être victimes de discrimination raciale ou de traitements « cruels, inhumains ou dégradants » pendant leur détention par les autorités de l'immigration.
D’un autre côté, l’administration Trump a nié l’existence de tout risque pour les personnes se trouvant légalement aux États-Unis et a déclaré qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter dans ces cas.
"Ce qui fait d'une personne une cible des autorités de l'immigration, c'est qu'elle se trouve ou non en situation irrégulière aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.
À l'AFP, la FIFA a déclaré qu'elle "s'engage à respecter tous les droits de l'homme internationalement reconnus et s'efforce de promouvoir la protection de ces droits".
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