Les sauveteurs de la faune sauvage aident les oiseaux atteints de déshydratation et de coup de chaleur à survivre aux étés les plus chauds du Pakistan
⚡ Résumé rapide
Tenant un koel asiatique dans ses mains, le responsable de la faune sauvage Zaheer Ahmed a doucement déployé ses ailes dans le cadre d'un bilan de santé visant à réhabiliter les oiseaux frappés par la déshydratation ou un coup de chaleur à Islamabad.
Tenant un koel asiatique dans ses mains, le responsable de la faune sauvage Zaheer Ahmed a doucement déployé ses ailes dans le cadre d'un bilan de santé visant à réhabiliter les oiseaux frappés par la déshydratation ou un coup de chaleur à Islamabad.
Le Pakistan, qui est l'un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, a connu en 2025 sa deuxième année la plus chaude depuis 1960, selon les données du gouvernement.
Les températures à Islamabad cet été ont dépassé les 40°C.
Cette photographie prise le 10 juillet 2026 montre un pigeon buvant dans un bol d'eau à Islamabad. —AFP
"Dans le passé, à cause du vol des cerfs-volants, la corde endommageait leurs ailes", a déclaré Sakhawat Ali, directeur du Conseil de gestion de la faune d'Islamabad, qui supervise le Centre de sauvetage de la faune de Margallah à Islamabad.
"Mais depuis un ou deux ans, la plupart des cas que nous recevons concernent des oiseaux déshydratés et souffrant de stress thermique."
Le centre de sauvetage de la faune sauvage, situé au pied des collines de Margallah, était autrefois le site du zoo d'Islamabad, où des éléphants négligés et des lions sous-alimentés étaient gardés dans des cages. Le zoo a été fermé en 2020.
Cette photographie prise le 7 juillet 2026 montre le responsable de la faune sauvage Zaheer Ahmed surveillant des cerfs-volants au Margallah Wildlife Rescue Center à Islamabad. —AFP
Sur les terrains envahis par la végétation où se trouvent encore de grandes sculptures de dinosaures, des animaux sauvages ont été amenés de tout le Pakistan pour être réhabilités, notamment des ours et des singes maltraités par leurs propriétaires privés.
Les scientifiques préviennent que les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur deviennent plus fréquents et plus intenses en raison du changement climatique induit par l’homme.
Ahmed a déclaré que le centre peut recevoir jusqu'à 30 appels par jour en été de la part des habitants concernant la faune en détresse, y compris les oiseaux, ajoutant que leurs principales priorités sont de fournir des soins médicaux, de la nourriture et de l'eau.
Cette photographie prise le 7 juillet 2026 montre des cerfs-volants se reposant dans une cage au Margallah Wildlife Rescue Centre à Islamabad. —AFP
Les créatures à plumes sont maintenues en quarantaine, parfois pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'elles soient aptes à être relâchées.
Les oiseaux sont confrontés à une menace accrue des incendies de forêt, qui peuvent chevaucher leurs saisons de reproduction, a expliqué Ahmed.
Cette photographie prise le 7 juillet 2026 montre le responsable de la faune sauvage Zaheer Ahmed préparant une boisson de réhydratation pour les oiseaux au Margallah Wildlife Rescue Center à Islamabad. —AFP
"Les nids d'oiseaux sont également brûlés. Les oiseaux eux-mêmes sont également un peu brûlés", explique Ahmed. « Leur habitat tout entier est donc détruit. »
Ali a encouragé les habitants à mettre à disposition des bols d'eau pour que leurs sympathiques volailles puissent boire, se baigner et se rafraîchir.
Le Conseil de gestion de la faune d’Islamabad étudie si le changement climatique perturbe les saisons de reproduction et les sources de nourriture des oiseaux, ce qui pourrait diminuer leurs populations.
Image d'en-tête : Cette photographie prise le 7 juillet 2026 montre le responsable de la faune sauvage Zaheer Ahmed (à droite) soignant un cerf-volant blessé au centre de sauvetage de la faune sauvage de Margallah à Islamabad. —AFP
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