Une équipe américaine à Beyrouth pour discuter du retrait israélien
⚡ Résumé rapide
• Les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban malgré la trêve • Le député américain Ro Khanna, en visite, détenu par des colons israéliens armés en Cisjordanie occupée BEYROUTH/ TURMUS AYYA : Une délégation militaire américaine a rencontré l'armée libanaise à Beyrouth pour discuter de la mise en œuvre du retrait israélien d'une "zone pilote" en territoire occupé, a déclaré samedi à l'AFP un responsable militaire libanais.
• Les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban malgré la trêve
• Le député américain Ro Khanna, en visite, détenu par des colons israéliens armés en Cisjordanie occupée
BEYROUTH/ TURMUS AYYA : Une délégation militaire américaine a rencontré l'armée libanaise à Beyrouth pour discuter de la mise en œuvre du retrait israélien d'une "zone pilote" en territoire occupé, a déclaré samedi à l'AFP un responsable militaire libanais.
Pendant ce temps, le député démocrate américain Ro Khanna a déclaré qu'il avait été arrêté par des colons israéliens armés de fusils de fabrication américaine lors d'une visite en Cisjordanie cette semaine.
Aux termes d'un accord-cadre conclu le 26 juin, Israël se retirera progressivement des zones du sud du Liban où il a déployé des troupes pour combattre le Hezbollah.
Dans le cadre de cet accord, l’armée libanaise, longtemps privée de ses pouvoirs, prendra le contrôle total de deux petites zones appelées zones pilotes.
"La délégation militaire américaine est arrivée et a entamé des réunions avec le commandement de l'armée libanaise pour discuter des mécanismes de mise en œuvre de la première zone pilote d'où les Israéliens se retireront, permettant à l'armée libanaise de se déployer", a indiqué le responsable, sous couvert d'anonymat.
"C'est l'objectif principal que la délégation militaire américaine amène au Liban... c'est la traduction et la mise en œuvre de l'accord-cadre."
L’ambassadeur américain Michel Issa a déclaré jeudi au président Joseph Aoun que la délégation américaine venait « déterminer le mécanisme » de mise en œuvre de l’accord.
À Washington, un responsable américain a déclaré sous couvert d’anonymat que « la première zone pilote sera lancée dans quelques jours et que d’autres zones pilotes sont en cours de cartographie et de planification ».
Le Commandement central américain coordonnera les zones avec les deux pays, a-t-il déclaré.
L’accord – rejeté par le Hezbollah – ne fixe pas de calendrier pour le retrait d’Israël, et les responsables israéliens ont également promis que leurs forces resteraient dans une « zone de sécurité » de 10 kilomètres de profondeur aussi longtemps que le Hezbollah resterait armé.
LE REPRÉSENTANT AMÉRICAIN Ro Khanna (à droite) écoute un résident palestinien près de Ramallah.—Reuters
La guerre, qui a débuté début mars, a provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes au Liban, selon l’agence humanitaire de l’ONU OCHA.
Samedi, l'agence a indiqué que plus de 732 000 personnes étaient désormais rentrées chez elles, contre 640 000 une semaine auparavant.
Israël a poursuivi ses frappes intermittentes malgré une trêve dans sa guerre avec le Hezbollah, l’agence de presse nationale libanaise en faisant état samedi de plusieurs frappes dans le sud.
Les dernières négociations entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations formelles mais se sont réunies lors de cinq cycles de négociations depuis le début de la guerre, auront lieu à Rome mercredi et jeudi prochains.
Le Liban conditionne sa participation au retrait d’Israël de deux zones pilotes.
Ces pourparlers précèdent la visite attendue d’Aoun à Washington plus tard ce mois-ci, à l’invitation de son homologue américain Donald Trump.
D’autre part, un drone israélien a largué une bombe assourdissante sur la municipalité d’al-Mansouri, dans le district de Tyr, au sud du Liban, rapporte l’Agence nationale de presse du pays.
Un démocrate arrêté
Le député démocrate américain Ro Khanna a déclaré qu’il avait été arrêté par des colons israéliens armés de fusils de fabrication américaine lors d’une visite en Cisjordanie cette semaine, ce qui constitue un regard sans filtre sur le bilan humain de l’occupation israélienne alors qu’il évalue sa candidature à l’élection présidentielle de 2028.
S’adressant à Reuters jeudi dans un village palestinien, Khanna a déclaré que la camionnette de son groupe avait été encerclée la veille par des colons brandissant des fusils M4 alors qu’ils visitaient une partie du sud de la Cisjordanie où les habitants sont fréquemment attaqués par les colons.
"Et ces voyous arrivent avec des mitrailleuses M4, une mitrailleuse de fabrication américaine et ils nous arrêtent. Ils bloquent la route. Et puis ils appellent l'armée israélienne et l'armée israélienne est de leur côté, pas du côté des Américains", a déclaré Khanna, faisant référence à l'armée israélienne.
Publié dans Dawn, le 12 juillet 2026
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