Carnage au Baloutchistan
⚡ Résumé rapide
LA situation sécuritaire au Baloutchistan reste alarmante, avec une récente recrudescence de la violence terroriste qui a fait de nombreuses victimes parmi les forces de sécurité.
LA situation sécuritaire au Baloutchistan reste alarmante, avec une récente recrudescence de la violence terroriste qui a fait de nombreuses victimes parmi les forces de sécurité. La gravité de la situation peut être mesurée par le fait que les plus hauts dirigeants civils et militaires du pays – dirigés par le Premier ministre et le chef des forces de défense – étaient à Quetta hier pour faire le point sur la situation.
Mardi, le chef de l'ISPR, s'adressant aux médias, a évoqué les questions d'ordre public dans la province, mentionnant qu'un grand nombre de membres du personnel de sécurité et de civils avaient perdu la vie dans des attaques distinctes depuis le 5 juillet. Parmi les martyrs figuraient quatre civils à Hanna Urak, au moins 27 policiers à Ziarat et 11 soldats à Bela-Winder. Un certain nombre de terroristes ont également été éliminés lors d'opérations de représailles. L'armée affirme que le TTP, interdit, était responsable de l'indignation de Ziarat, tandis que le BLA, interdit, était derrière l'embuscade de Bela.
Le chef de l’ISPR, tout en indiquant que l’État ne ferait aucun quartier aux terroristes, a également souligné que des forces étrangères hostiles étaient impliquées dans les violences au Baloutchistan. Lors d’un discours à l’Université de la Défense nationale, les CDF ont également indiqué l’implication d’« agences de renseignement hostiles, parrainées par l’État » dans la déstabilisation du Pakistan. Les violences récentes illustrent le fait que deux groupes terroristes idéologiquement très différents – les extrémistes religieux du TTP et les séparatistes du BLA – sont responsables de l’effusion de sang au Baloutchistan. Tous les liens entre ces acteurs violents doivent être étudiés et leur lien démantelé par l’État.
De plus, l’implication de l’Inde et de l’Afghanistan dirigé par les talibans nécessite une réponse par la voie diplomatique, afin que toutes les forces étrangères hostiles renoncent à leur comportement déstabilisateur. Le Pakistan a pris des mesures énergiques contre les talibans en raison de leur soutien au TTP, tandis que l’implication indienne au Baloutchistan a également été révélée auparavant.
Pourtant, même si une action cinétique est essentielle pour restaurer l’autorité de l’État et détruire l’infrastructure terroriste, la solution à long terme aux problèmes du Baloutchistan reste la voie politique. Le chef de l’opposition de la province a souligné la nécessité d’une « stratégie politique sérieuse », tandis qu’un récent débat multipartite à Islamabad a souligné la nécessité d’une solution politique.
Tandis que ceux qui menacent l’intégrité du Pakistan et refusent de renoncer à la violence doivent être combattus sur le champ de bataille, la porte à ceux qui s’engagent à respecter la Constitution et à lutter par des moyens non violents pour les droits du Baloutchistan ne doit pas être fermée.
Un dialogue et un processus politique viables impliquant des nationalistes baloutches et d’autres parties prenantes enracinées dans la province sont essentiels pour ramener la paix au Baloutchistan. L’État doit également s’attaquer aux problèmes socio-économiques de la province de manière équitable et transparente, car la pauvreté et les inégalités profondément enracinées au Baloutchistan ne font qu’attirer davantage de recrues dans les rangs des terroristes.
Publié dans Dawn, le 10 juillet 2026
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