Des centaines de sauveteurs travaillaient mercredi soir pour sauver un Vénézuélien de 43 ans qui a survécu pendant une semaine sous les ruines d'un immeuble de sept étages, a constaté un journaliste de l'AFP. Hernan Gil, un agent de sécurité de 43 ans, est coincé dans sa cabine, sous le bâtiment où il travaillait à Catia La Mar, une zone côtière presque entièrement rasée lors du double séisme du 24 juin, de magnitude 7,2 et 7,5. Des équipes de secours de sept pays – Venezuela, Chili, États-Unis, Portugal, Costa Rica, El Salvador et Mexique – ont travaillé 24 heures sur 24 au cours des trois derniers jours pour l'atteindre. Une personne recherche un parent décédé parmi les débris d'un bâtiment effondré dans le quartier de Los Corales à Caraballeda, dans l'État de La Guaira, au Venezuela, le 1er juillet 2026, à la suite des deux tremblements de terre du 24 juin. -AFP Mercredi soir, ils étaient à près d'un mètre de sa position, ont indiqué les sauveteurs à l'AFP. Les pompiers chiliens ont publié une vidéo Instagram de Gil dans sa chambre, bougeant la tête pour regarder la caméra. Il portait un masque et son œil droit était injecté de sang. "C'est vraiment un miracle", a déclaré à l'AFP l'épouse de Gil, Gusbimar Gonzalez. "Je suis complètement étonnée car c'est la première fois que je vois autant de pays s'unir ainsi pour sauver une seule personne", a-t-elle déclaré. La nouvelle de l'opération de sauvetage est arrivée à la fin d'une journée au cours de laquelle l'espoir de retrouver d'autres survivants s'était évanoui, sept jours après les tremblements de terre catastrophiques, qui ont tué près de 2 300 personnes et laissé des milliers d'autres portées disparues. Vue d'un bâtiment endommagé à Caraballeda, dans l'État de La Guaira, au Venezuela, le 1er juillet 2026, à la suite des deux tremblements de terre du 24 juin. -AFP Alors que les pompiers s'approchaient de lui, d'autres surveillaient les mouvements d'un bâtiment voisin, qui risque de s'effondrer. Travaillant depuis lundi, les sauveteurs ont renforcé les fondations du bâtiment avec du bois et du fer pour éviter que la structure du listing ne s'effondre davantage. Tout au long de l'opération, ils ont donné à Gil de l'eau pour le maintenir hydraté et ont installé un tube par lequel ils l'ont alimenté en air. Les hommes avancèrent simultanément sur deux routes pour atteindre Gil. "C'est une structure assez compliquée d'accès", a expliqué à l'AFP Cristian Vera, le chef de l'équipe de secours chilienne. Un chien de recherche et de sauvetage travaille sur le site d'un bâtiment effondré à la suite du tremblement de terre du 24 juin à La Guaira, au Venezuela, le 1er juillet. — AFP Il a expliqué que l’existence de « très grands piliers » signifiait « qu’il n’était pas facile d’atteindre l’endroit exact où se trouvait la victime ». Un projet initial visant à construire un tunnel de 60 centimètres sur 60 a été abandonné mardi lorsque le bâtiment a légèrement bougé. "Nous avons dû élaborer un nouveau plan de travail pour essayer d'entrer par une route différente de celle que nous avions utilisée jusqu'à hier soir", a expliqué Vera.