Moraes vote pour condamner Eduardo Bolsonaro dans l'affaire tarifaire
⚡ Résumé rapide
Le ministre Alexandre de Moraes, du Tribunal suprême fédéral (STF), a voté ce mardi (16) la condamnation de l'ancien député fédéral Eduardo Bolsonaro pour délit de coercition au cours du processus.
Le ministre Alexandre de Moraes, du Tribunal suprême fédéral (STF), a voté ce mardi (16) la condamnation de l'ancien député fédéral Eduardo Bolsonaro pour délit de coercition au cours du processus.
Le vote du ministre, qui est rapporteur du dossier, a été donné dans le procès de l'action pénale dans laquelle l'ancien député est accusé pour avoir articulé des mesures telles que le tarif américain contre les exportations brésiliennes, la révocation des visas des ministres de la Cour et du gouvernement fédéral, en plus de l'application des sanctions économiques de la loi Magnitski pour tenter d'éviter la condamnation de l'ancien président Jair Bolsonaro dans le processus de complot putschiste.
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Le rapporteur a déclaré que l'acte d'accusation du Bureau du procureur général (PGR) détaillait les crimes commis par Eduardo Bolsonaro, notamment la remise de documents confidentiels au gouvernement du président Donald Trump et la promotion des intérêts de Bolsonaro.
"Le lien était clair. Des sanctions ont été appliquées au Brésil, et les déclarations du défendeur, disant que cela serait un effet secondaire. Ce qui comptait, c'était la lutte qu'ils menaient, même si des millions de Brésiliens étaient lésés par les droits de douane et autres sanctions", a-t-il déclaré.
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Moraes a également montré plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux qui prouvent ses actions contre la Cour suprême et contre le Brésil.
"Ce n'est pas le rôle d'un député fédéral brésilien de faire pression à l'étranger contre son propre pays", a-t-il commenté.
En outre, le ministre a déclaré que l'ancien député avait apporté de la désinformation au gouvernement nord-américain et porté préjudice au Brésil. Toutefois, selon Moraes, ces actions n’ont pas empêché Bolsonaro d’être condamné à 27 ans et trois mois de prison.
"Afin de profiter à son propre père, l'activité criminelle du député alors licencié a porté préjudice à tout le pays et n'a pas effrayé cette Cour", a-t-il ajouté.
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Citation à comparaître
Moraes a également déclaré qu'Eduardo ne pouvait pas profiter de "sa propre turpitude" et prétendre ignorer le processus.
Selon le Bureau du Défenseur public fédéral (DPU), qui a défendu Eduardo, il aurait dû être convoqué pour présenter sa défense au moyen d'une commission rogatoire, un instrument juridique permettant d'avertir les personnes à l'étranger.
Au cours de la procédure, le STF a ordonné la notification de l'ancien député par mise en demeure, mais celui-ci n'a pas été retrouvé ni désigné d'avocat privé.
"Les procédures pénales ne sont pas des plaisanteries, l'application de la justice n'est pas une plaisanterie", a souligné Moraes.
Après le vote du rapporteur, la séance continue avec les votes des ministres Cristiano Zanin, Cármen Lúcia et Flávio Dino.
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