Fachin défend STF après que l'Italie ait souligné la partialité dans l'affaire Zambelli
⚡ Résumé rapide
Le président du Tribunal suprême fédéral (STF), le ministre Edson Fachin, a exprimé ce vendredi (12) son inquiétude face à la décision de la Cour de cassation italienne qui a refusé l'extradition de l'ancienne députée Carla Zambelli vers le Brésil.
Le président du Tribunal suprême fédéral (STF), le ministre Edson Fachin, a exprimé ce vendredi (12) son inquiétude face à la décision de la Cour de cassation italienne qui a refusé l'extradition de l'ancienne députée Carla Zambelli vers le Brésil.
Fachin a déclaré que la Cour suprême avait agi de manière indépendante et impartiale dans son jugement sur l'affaire. Par ailleurs, le président du STF a souligné qu'une procédure légale et une défense complète étaient garanties à l'ancien député.
Actualités connexes :
En refusant l'extradition de Zambelli, le tribunal italien a cité Moraes.
Zambelli est libéré en Italie après que le tribunal a refusé son extradition.
"La présidence du Tribunal suprême fédéral suit avec inquiétude la récente décision rendue par le tribunal italien sur des questions liées à la coopération juridique entre les deux pays, soulignant que ce tribunal a agi avec une grande déférence envers les États étrangers lors de l'examen des demandes d'extradition", a-t-il déclaré.
Le président a également défendu la performance du ministre du STF, Alexandre de Moraes.
"Dans le cas en question, une plainte a été déposée par le Bureau du Procureur général pour délits de piratage informatique et de mensonge idéologique. La plainte a été reçue à l'unanimité par la Première Commission, qui a approuvé les décisions monocratiques de l'éminent rapporteur, le ministre Alexandre de Moraes", a-t-il ajouté.
Phrase
Le 22 mai, le tribunal italien, dernière instance dans ce pays, a rejeté la demande du gouvernement brésilien d'extrader l'ancien parlementaire. Après la décision, Zambelli a été libéré et attend l'issue du procès en Italie.
La sentence écrite a été rendue publique ce matin.
Les magistrats italiens ont souligné la partialité du ministre Alexandre de Moraes dans le jugement de l'affaire. Selon la sentence, Moraes a agi comme « juge et victime » en agissant comme rapporteur de l'action pénale qui a condamné Zambelli.
Elle a été condamnée par le premier collège de la Cour suprême à 10 ans de prison pour l'invasion du système électronique du Conseil national de justice (CNJ), survenue en 2023.
Selon l'enquête, Zambelli était le cerveau derrière l'invasion visant à émettre un faux mandat d'arrêt contre le ministre.
Avant que la sentence ne soit exécutée, Zambelli s'est enfui en Italie et le gouvernement brésilien a demandé son extradition. Elle a la double nationalité.
Espagne
L'extradition de Zambelli est la deuxième à être rejetée après une demande du gouvernement brésilien de Moraes.
En décembre de l'année dernière, le tribunal espagnol a définitivement rejeté la demande du gouvernement brésilien d'extrader le blogueur Oswaldo Eustáquio, sur lequel le STF enquête pour implication dans des actes antidémocratiques.
Selon la décision du tribunal espagnol, Eustáquio ne peut pas être renvoyé au Brésil car il fait l'objet d'une enquête « politiquement motivée ». L'affaire est également rapportée par le ministre.
Le blogueur faisait l'objet d'un mandat d'arrêt au Brésil depuis 2020 et s'est enfui vers ce pays européen au milieu d'enquêtes qui ont révélé des soupçons selon lesquels il aurait agi pour promouvoir des attaques extrémistes contre le STF et le Congrès via les réseaux sociaux.
← Retour