Santarém enregistre 35 cas de travail des enfants en 5 ans ; l'exploitation se produit dans les zones rurales, la vente de rue et les réseaux sociaux
⚡ Résumé rapide
L'exploitation se produit dans les zones rurales, la vente de rue et les réseaux sociaux Reproduction/TV Globo Malgré les progrès des actions de sensibilisation et d'inspection, le travail des enfants reste une réalité à Santarém, à l'ouest du Pará.
L'exploitation se produit dans les zones rurales, la vente de rue et les réseaux sociaux
Reproduction/TV Globo
Malgré les progrès des actions de sensibilisation et d'inspection, le travail des enfants reste une réalité à Santarém, à l'ouest du Pará. Au cours des cinq dernières années, 35 enfants et adolescents ont été identifiés dans une situation de travail des enfants par le Département Municipal du Travail et de l'Assistance Sociale (Semtras), tandis que le Ministère Public du Travail (MPT) a reçu 50 plaintes et a lancé près de 60 procédures d'enquête liées à ce sujet.
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Les données, obtenues par g1 Santarém e Região auprès des deux organismes, montrent que l'exploitation se produit dans différents scénarios : à la campagne, principalement dans les activités liées à la récolte du cacao et à l'élevage ; dans les zones urbaines, à travers la vente de produits dans les rues, sur les places et aux feux tricolores ; et, plus récemment, sur les réseaux sociaux, où les enfants et les adolescents sont exposés à des contenus monétisés sans respecter les exigences légales.
Des chiffres qui inquiètent
Cas de travail des enfants à Santarém
Art Tato Gomes/g1
Au cours des cinq dernières années, Semtras a enregistré :
35 cas de travail des enfants identifiés
130 démarches de prévention, de contrôle et de sensibilisation
Tous les cas soumis au suivi du réseau de protection sociale.
Le Ministère Public du Travail a enregistré :
50 plaintes liées au sujet depuis 2021 ;
Près de 60 procédures d'enquête engagées.
Selon la secrétaire municipale du Travail et de l'Assistance sociale, Silvia Freitas, la lutte contre le travail des enfants nécessite l'implication de toute la société.
« Le travail des enfants reste une réalité qui doit être combattue avec la participation de l'ensemble de la société », a-t-il souligné.
Les actions de Semtras se déroulent en permanence en milieu urbain, dans les communautés rurales mais aussi en bord de rivière, avec un accompagnement des familles, une distribution de matériel pédagogique et une diffusion des filières de signalement.
"À Santarém, Semtras opère en permanence à travers des campagnes, des approches, des conseils et un suivi des familles, toujours en partenariat avec le réseau de protection. Notre engagement est de garantir que les enfants et les adolescents voient leurs droits garantis, avec accès à l'éducation, aux loisirs et au développement sain", a souligné le responsable de Semtras.
Les champs et les rues concentrent les incidents
Cas de travail des enfants à Santarém
Art Tato Gomes/g1
Selon le MPT, l'une des situations les plus récurrentes est la présence d'enfants dans les activités rurales. Dans de nombreux cas, ils accompagnent les parents ou tuteurs embauchés pour travailler dans les fermes ou les zones de production agricole, notamment dans la récolte du cacao et l'élevage.
Dans les villes, la vente ambulante dans les rues, les places, les trottoirs et les feux tricolores attire également l'attention des organismes de contrôle. En plus de compromettre le développement éducatif, cette activité expose les enfants et les adolescents aux risques d’accidents, de violence, d’exploitation et de conditions météorologiques défavorables.
Ces activités peuvent être inscrites sur la Liste des pires formes de travail des enfants (Liste TIP), interdite aux moins de 18 ans.
Du côté du MPT, la procureure du travail Cláudia Cararreto, coordinatrice du PTM de Santarém, souligne que le volume croissant des dossiers reflète probablement une plus grande sensibilisation de la population aux canaux de signalement disponibles.
« Le Bureau du Procureur du Travail de la municipalité de Santarém reçoit de plus en plus de plaintes à ce sujet », a-t-il déclaré.
Les réseaux sociaux sont sur la liste des préoccupations
Une autre modalité qui a attiré l’attention des autorités est ce que l’on appelle le travail numérique des enfants.
Selon l'avocate du travail Cláudia Cararreto, coordinatrice du Bureau du procureur du travail de la municipalité (PTM) de Santarém, il existe des cas dans lesquels des enfants et des adolescents apparaissent dans des contenus produits pour des plateformes telles qu'Instagram, TikTok, YouTube et Kwai sans se conformer aux exigences légales. Parmi les exigences figurent l'autorisation judiciaire pour les activités artistiques exercées par des enfants de moins de 16 ans et la garantie que la participation n'affecte pas la fréquentation scolaire.
Les barrières culturelles rendent le combat difficile
Pour le procureur, l'un des principaux défis reste la naturalisation du travail des enfants.
Lors des inspections, des justifications telles que « le travail enseigne la discipline » ou « j'ai travaillé quand j'étais enfant et il ne s'est rien passé » sont encore courantes.
"Il n'est peut-être pas mort, mais il y a de fortes chances qu'il subisse des dommages physiques, moraux, sociaux et psychologiques", rétorque-t-elle. L'enfant qui travaille, ajoute le procureur, "grandit en pensant que c'est ce qui le définit. Cela entraîne des troubles anxieux, une faible estime de soi, des sentiments d'abandon et de souffrance", a-t-il ajouté.
Ce que dit la loi
La Constitution fédérale interdit toute forme de travail pour les enfants de moins de 16 ans, sauf en tant qu'apprenti, à partir de 14 ans.
Il est également interdit aux mineurs de moins de 18 ans d'exercer des activités considérées comme dangereuses, insalubres, nocturnes ou inscrites sur la Liste des pires formes de travail des enfants.
Lorsque l'irrégularité est constatée, le MPT peut proposer une condition d'ajustement de conduite (TAC) à la personne responsable ou à l'employeur. En cas de refus ou de non-respect, l'organisme peut engager une action civile publique. Les opérations sont menées en partenariat avec le Cerest, le Ministère du Travail et de l'Emploi, le Secrétariat de l'Assistance Sociale et les Conseils de Tutelle.
Campagnes et plaintes
Le 29 mai, Semtras a organisé une campagne éducative sur le front de mer de Santarém pour sensibiliser l'opinion publique au problème. De nouvelles actions sont prévues le 12 juin, date marquée par la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants.
Ce vendredi a lieu dans la municipalité le lancement de la Campagne pour l'éradication du travail des enfants à Santarém, en ligne avec le thème national « Carton rouge pour le travail des enfants ». L'objectif est de sensibiliser la population à l'importance de lutter contre le travail des enfants, de promouvoir la garantie des droits des enfants et des adolescents et de renforcer le réseau de protection dans la commune.
Au niveau national, le scénario reste inquiétant. Les données de l'Enquête nationale par sondage auprès des ménages (PNAD) indiquent qu'environ 1,6 million d'enfants et d'adolescents âgés de 5 à 17 ans travaillaient des enfants au Brésil, tandis que la région Nord présente des proportions parmi les plus élevées du pays.
Comment signaler
Ministère Public du Travail : mpt.mp.br
Composez le 100 – Droits de l’homme
Système Ipê (Ministère du Travail) : ipetrabalhoinfantil.trabalho.gov.br
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