Le gouvernement et le CNJ lancent un guide pour renforcer la politique de recherche de personnes
⚡ Résumé rapide
Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a lancé, ce jeudi (11), trois publications d'orientation, de formation des agents publics et de référence pour la formulation, la mise en œuvre et l'amélioration des actions des gestionnaires visant à localiser les personnes disparues dans tout le pays.
Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a lancé, ce jeudi (11), trois publications d'orientation, de formation des agents publics et de référence pour la formulation, la mise en œuvre et l'amélioration des actions des gestionnaires visant à localiser les personnes disparues dans tout le pays.
Les nouveaux documents sont :
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· le livret « Action de la police militaire et des gardes municipaux dans la recherche des personnes disparues » ;
· le Guide d'orientation pour les autorités centrales de l'État ; et
· Diagnostic de la gestion des personnes décédées avec identité inconnue au Brésil.
Les lancements font partie de la Politique Nationale de Recherche des Personnes Disparues et ont eu lieu lors du Séminaire Interinstitutionnel sur la Politique Nationale de Recherche des Personnes Disparues, tenu à Brasilia.
Le directeur du Système unifié de sécurité publique du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), João Alberto Nogueira Júnior, a souligné que la disparition d'un citoyen nécessite une réponse qui guide et responsabilise les autorités publiques, en plus de servir de référence pour formuler et améliorer les actions.
« Aucun organisme ne dispose à lui seul de tous les outils nécessaires pour faire face à un phénomène aussi complexe et multiforme », a-t-il expliqué.
Le directeur du Système unifié de sécurité publique du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), a également rappelé la création du Registre national des personnes disparues, qui unifie les données de la police civile de l'État pour accélérer les recherches à travers le pays.
"La disparition d'une personne représente l'une des situations les plus pénibles auxquelles une famille puisse être confrontée. Il s'agit d'un événement qui transcende la sphère de la sécurité publique et qui affecte profondément la dignité humaine, les droits fondamentaux et la structure familiale et communautaire elle-même", a-t-il déclaré.
Elisa Calcaterra, représentante résidente adjointe du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Brésil a déclaré que le lancement du matériel représente une étape importante pour renforcer l'action institutionnelle et élargir la garantie des droits des familles affectées. « Nous devons mettre en avant les personnes les plus vulnérables, celles qui sont confrontées aux plus grands défis, et soutenir ces personnes ensemble. »
La douleur des membres de la famille
Lors de l'ouverture du séminaire au siège du Ministère de la Justice, la représentante du Mouvement National des Parents de Personnes Disparues et fondatrice de l'Associação Mães da Sé, Ivanise Espiridião, a parlé de la douleur des familles impliquées dans cette question.
"La disparition est l'une des expériences les plus douloureuses qu'une famille puisse vivre. Il n'y a pas d'adieu, il n'y a pas d'explication, il n'y a pas de clôture. Il y a juste des questions qui accompagnent les mères, les pères, les enfants, les frères et sœurs et les amis chaque jour. Chaque personne disparue a un nom, une histoire, une famille qui attend. Et chaque famille mérite une réponse", a-t-il accusé.
Ivanise a commencé après la disparition de sa fille, Fabiana Esperidião, en décembre 1995, dans la ville de São Paulo. Pour elle, l'absence de réponses est l'une des réalités les plus cruelles imposées à un être humain et c'est pourquoi, depuis une trentaine d'années, le leader du mouvement civil lutte pour l'amélioration du système d'identification et de localisation des personnes disparues.
"Quand nous parlons de disparitions, nous ne parlons pas seulement de chiffres ou de statistiques. Nous parlons de vies interrompues, d'histoires sans réponses et de familles qui vivent chaque jour dans l'incertitude."
Pouvoir judiciaire
A cette occasion, le Conseil National de la Justice (CNJ) a également publié le Manuel de mise en œuvre de la Résolution du CNJ (nº 634/2025).
Le document établit des lignes directrices et des protocoles humanisés pour l'assistance et l'action du pouvoir judiciaire en cas de disparition de personnes. L’objectif est de guider les juges dans les actions en justice, par exemple en matière de déclaration d’absence, de décès présumé et autres démarches.
En donnant la priorité à l'accueil des familles, la chargée de projet du Secrétariat général du CNJ et responsable du Programme de justice plurielle, Natália Dino, a révélé que l'attente du CNJ est de promouvoir une écoute qualifiée par les juges brésiliens et la reconnaissance des membres des familles comme victimes du processus.
"En fin de compte, ce que nous espérons, c'est un engagement pour que l'attente ne soit pas interminable, pour que la recherche ne soit pas solitaire, pour que la douleur ne soit pas rendue invisible. C'est notre espoir équilibrant que nous assumons aujourd'hui avec les nombreuses Marias et Clarices du Brésil", a-t-il dit en faisant allusion à la chanson O Bêbado e o Equilibrista, d'Aldir Blanc et João Bosco, interprétée par Elis Regina.
L'extrait fait référence à Maria Aparecida Fiel, fille aînée du métallurgiste Manuel Fiel Filho, et Clarice Herzog, épouse du journaliste Vladimir Herzog, toutes deux tuées dans les locaux du DOI-CODI, en opposition à la dictature militaire.
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