La Fiesp lance un manifeste contre la fin de l'échelle 6x1 et soutient le "PEC pour un travail flexible"
⚡ Résumé rapide
Façade du siège de la Fiesp, à São Paulo.
Façade du siège de la Fiesp, à São Paulo.
Divulgation : Fiesp/Everton Amaro
La Fédération des Industries de l'État de São Paulo (Fiesp), en collaboration avec des confédérations de différents secteurs économiques, a publié ce mardi (9) une lettre ouverte avec plus d'une centaine de signatures en soutien au Projet d'Amendement à la Constitution (PEC) 12/2026.
"Mesdames sénateurs et messieurs les sénateurs, votez pour la modernisation du travail. Votez pour le PEC 12, le travail flexible, et laissez les Brésiliens choisir leur propre voie", indique le manifeste.
Le PEC 12, présenté comme une alternative à la proposition qui prévoit la fin de l'échelle 6x1, propose que les travailleurs puissent choisir entre le régime traditionnel de consolidation des lois du travail (CLT) et un modèle flexible, basé sur les heures travaillées.
Selon le document, la proposition permettrait aux travailleurs d'ajuster leurs horaires de travail en fonction des besoins personnels et professionnels, en maintenant les droits CLT, tels que le 13ème salaire, les vacances, le FGTS et le préavis.
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Outre la Fiesp, les confédérations suivantes signent également le manifeste :
Confédération des associations commerciales et professionnelles du Brésil (CACB)
Confédération Nationale de l'Agriculture (CNA)
Confédération Nationale du Commerce (CNC)
Confédération Nationale de l'Industrie (CNI)
Confédération Nationale des Transports (CNT)
Parmi les autres signataires figurent également des associations, des fédérations, des syndicats d'employeurs et d'autres entités économiques.
Comprendre quelle est la fin de l’échelle 6x1
Voir la lettre dans son intégralité
Une lettre au Brésil qui se réveille tôt
La vie ne se déroule pas de la même manière tous les jours. Il y a des mois où le mouvement explose et où l'ouvrier parvient à toucher une bonne commission. Il y a des mois où les choses se compliquent et où il faut courir partout pour trouver de l'argent supplémentaire pour joindre les deux bouts.
Il y a des jours où le fils tombe malade et il faut partir tôt pour emmener le père chez le médecin ou voir la fille jouer à l'école. Ceux qui se battent le savent : la vraie vie ne rentre pas dans une boîte fermée.
Aujourd'hui, le Sénat fédéral analyse le PEC 12 sur le travail flexible. Plus qu'un amendement à la Constitution, c'est l'occasion de remettre enfin la décision entre les mains de ceux qui font bouger ce pays : vous, travailleurs brésiliens.
Vous souhaitez travailler moins d’heures par jour pour étudier ou vous occuper de vos enfants ? Tu peux. Vous souhaitez travailler davantage en décembre, lorsque le mouvement est en hausse, pour entrer dans l’année sans dettes ? Cela fonctionne aussi.
Et tout cela avec des droits CLT garantis, comme le 13ème salaire, les vacances, 1/3 de vacances, FGTS, préavis, etc. C'est le meilleur des deux mondes : la protection de la CLT avec le bénéfice de décider de sa propre vie.
Mais il y a une autre proposition sur le bulletin de vote qui veut faire exactement le contraire : imposer le même barème fixe pour tout le monde, comme si le vrai Brésil fonctionnait selon une « taille unique ».
Le serveur, qui vit des frais de service supplémentaires, ne veut pas d'une loi qui lui enlève ses meilleures journées de travail. Le vendeur, qui compte sur la commission, a besoin de temps pour vendre, et non de congés obligatoires. Le Microentrepreneur Individuel (MEI), qui n'a qu'un seul employé, sera sans lui une autre journée par semaine.
Toute cette rigidité augmente le coût des produits et des services et, en fin de compte, c'est le travailleur brésilien qui paie la facture : dans le prix des boîtes à lunch, dans les achats au supermarché, dans les billets de bus, dans le coût de la copropriété...
C'est pourquoi les soussignés, qui représentent plus de 40 millions d'emplois, près de 90 % du PIB brésilien, des milliards de reais en investissements, en exportations et qui sont présents dans tous les coins du Brésil, demandent :
Mesdames et Messieurs les Sénateurs, votez pour la modernisation du travail. Votez pour le PEC 12, Travail flexible, et laissez les Brésiliens choisir leur propre voie.
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